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Padlet : de la publication à la collaboration

Alyne PIAZZA DE RUDDER

samedi 29 août 2015

J’adore Padlet, les élèves aussi et j’espère qu’après la lecture de cet article, vous serez convaincus aussi, d’autant plus que depuis quelques jours, il existe même une version pour iPad (à quand la version pour Android ?)

Qu’est-ce que Padlet, le papier du web ? C’est tout à la fois un tableau blanc (sur lequel on peut écrire et coller des images), un tableau numérique (sur lequel on peut insérer du son, des vidéos, des animations flash), un tableau partagé (avec des lecteurs ou des collaborateurs) et tout cela en étant évolutif. C’est du coup un outil qui permet très progressivement de passer d’une simple collecte personnelle de ressources à un partage puis à une collaboration avec des élèves ou des collègues.

En général, quand je me lance dans l’élaboration d’une séquence, je trouve des dizaines de ressources en ligne, et même si je sais que je ne vais pas toutes les utiliser, j’aime les archiver. Je crée donc un mur sur Padlet, comme celui-ci, destiné à compiler des ressources pour une séquence inter-disciplinaire en HDA : http://fr.padlet.com/alynepiazza/la_vague. L’installation du bookmarklet dans Firefox permet très rapidement de « coller » quelque chose sur le mur, sans avoir à quitter l’onglet dans lequel on travaille. Cela ne prend donc que quelques secondes pour tenir ce mur à jour ! J’avais également un padlet « ressources » en page d’accueil du navigateur de l’ordinateur de ma salle afin de trouver rapidement les accès vers l’ENT, Pronote, l’intranet du collège, classdojo, Edmodo… etc...

Assez rapidement, j’ai fait des murs pour les élèves, avec tout simplement les ressources utilisées dans une séquence et parfois aussi la trace écrite du cours. En un seul clic, ils ont accès à tout, et comme je publie les ressources au fur et à mesure de leur utilisation, c’est à jour ! J’explique en début d’année comment trouver et mémoriser les URL… et même les 6eme comprennent : http://fr.padlet.com/alynepiazza/ est l’élément invariable, et je nomme mes murs 6eme_seq1, 6eme_seq2.. et ainsi de suite !

J’ai aussi utilisé des murs pour mettre des documents à dispositions d’élèves qui devaient faire des recherches, des lectures ou des visionnages de vidéos, notamment dans une séquence consacrée à la lutte pour les droits civiques au travers de la musique à l’issue de laquelle les élèves devaient écrire un article sur la chanson de leur choix. J’ai « compilé » des dizaines de chansons… Ils n’ont eu qu’à les écouter ! http://fr.padlet.com/alynepiazza/songs_civil_rights

L’étape suivante, une fois que les élèves sont habitués à voir des murs sur Padlet (et que quelques uns ont eu la curiosité de se créer un compte parfois), c’est de les amener à contribuer à un mur, en organisant par exemple une brainstorming. Évidemment, une fois qu’on autorise les commentaires, pendant quelques minutes, les bêtises fleurissent sur mon écran… mais sur mon écran uniquement puisque je modère les publications en temps réel ! Une fois passée l’envie de faire des bêtises passées, ils se mettent au travail… et il n’y a en ensuite plus qu’à corriger les fautes, supprimer les doublons et réorganiser les posts sur le mur. Ainsi, je commence une séquence sur les réseaux sociaux (qui débouchera sur un débat) en leur demandant leur avis : http://fr.padlet.com/alynepiazza/3B

Les élèves sont à présent plus à l’aise sur padlet, et je peux envisager un travail de type webquest collaboratif. L’ensemble des informations à trouver est trop important pour qu’un seul élève y parvienne en 1 heure.

Par ailleurs, la restitution est toujours fastidieuse et les élèves en difficultés ne parviennent pas à trouver leur place dans ce type d’activités. Avec un questionnaire publié sur un padlet et les liens vers les sites à consulter, pourquoi ne pas imaginer de faire figurer ses réponses directement sur le padlet ? Les élèves choisissent la ressource qu’ils veulent explorer et dès qu’ils trouvent quelque chose, ils postent un commentaire sur le padlet (en veillant à ne pas tous publier les mêmes réponses). C’est en général à ce moment-là qu’ils me demandent pourquoi ils ne peuvent pas corriger les fautes d’anglais ou erreurs de leurs camarades et que j’anule la modération des messages (avec toutefois de nombreux messages de mise en garde pour ceux qui éventuellement voudraient à nouveau plaisanter !) http://fr.padlet.com/alynepiazza/social_media3b

La dernière étape est donc la création de padlets collaboratifs par les élèves, en auto-gestion totale. Cette année, je leur ai fait créer un padlet pour raconter leurs sorties en Angleterre. Ils se sont répartis le travail et j’ai sollicité un élève débrouillard pour créer le padlet en l’aidant à le paramétrer correctement. C’est donc un élève qui a modéré les publications, validés les messages… et je ne peux, moi, que consulter ce padlet sur lequel je n’ai aucun droit ! http://fr.padlet.com/thibauthermez/3cvoyage .

En pièces jointes à cet article, vous retrouverez les exemples cités et un tutoriel de prise en main de Padlet.


Alyne PIAZZA DE RUDDER

Collaboratrice DAFOP - ingéniérie de formation - Rectorat de Lille.



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