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Le numérique : vers de nouveaux temps et espaces d’apprentissage

LEDREAU Gaël et MONIOT Thomas (CNDP)

dimanche 29 septembre 2013

Les usages des TICE ont d’ores et déjà bouleversé les pratiques pédagogiques. Peut-être plus que d’autres encore, les professeurs de langues vivantes se sont emparés des outils Tice car leurs apports pédagogiques semblent sans doute plus évidents que dans tout autre champ disciplinaire.

Les environnements numériques de travail

Le déploiement des ENT et de ses services associés rendent les ressources numériques accessibles à l’extérieur comme à l’intérieur de l’établissement, en amont ou en aval du cours. Si les usages de l’ENT se cantonnent encore trop souvent à des aspects administratifs (gestion des notes, communication interne, communication avec les parents...), les usages pédagogiques restent à développer.
Le cahier de texte en ligne est sans doute l’outil qui pourra en permettre le développement hors temps de classe. La simple transposition du cahier de texte papier vers le numérique constitue des avancées très intéressantes. Le suivi des cours et de la progression est désormais accessible en permanence hors de l’établissement par les élèves et les parents. Cependant, la véritable plus-value du cahier de texte en ligne est de pouvoir en enrichir le contenu par l’intégration de liens hypertextes ou l’ajout de documents (textes, images, vidéos, fichiers audio...) en pièce jointe. De plus, le cahier de texte numérique est un auxiliaire précieux pour la mise en place d’une pédagogie différenciée et individualisée car il offre la possibilité de créer des groupes d’élèves.
L’ENT est aussi une dématérialisation du CDI et offre donc l’opportunité aux élèves d’accéder aux ressources et services en ligne dont dispose l’établissement.

La baladodiffusion

Les professeurs de langues vivantes ont rapidement saisi l’intérêt pédagogique apporté par les Tice, notamment la mise à disposition de fichiers audio puis la possibilité de faire s’enregistrer les élèves. Les professeurs de langues vivantes ont d’ailleurs très rapidement maîtrisés des logiciels de type Audacity. Les baladeurs MP3, les téléphones portables puis la généralisation des Smartphones est une aubaine pour les enseignants de langues vivantes qui souvent ne se privent pas pour se livrer à un détournement pédagogique de ces outils.

Les exercices interactifs

Les exercices interactifs permettent de faire travailler l’élève en autonomie, personnalisant ainsi son apprentissage. Les outils pour créer ses exercices n’ont cessé d’évoluer depuis leur apparition et offrent toujours plus de possibilités en termes de typologies d’exercices. L’intérêt de proposer des exercices interactifs réside dans le feed-back qui est intégré à l’exercice et dans le fait que l’enseignant à la possibilité d’individualiser les tâches demandées aux élèves. Quand on parle d’autonomie et d’individualisation, la question du temps et de l’espace d’apprentissage se pose : quand et où les élèves travaillent-ils sur ce type de support, que fait-on en classe, que fait-on hors de la classe et comment repense-t-on l’ergonomie de la salle de classe ?

La mobilité internationale

Loin d’un usage désincarné et déshumanisé, le numérique peut être une ouverture à l’altérité et constituer un excellent moyen de préparer les élèves à la mobilité internationale. Quand on parle de mobilité virtuelle, on pense bien entendu à eTwinning. En promouvant l’usage des outils numériques pour mener des projets pédagogiques dans le cadre de partenariats européens, le dispositif eTwinning rend possible l’élargissement du champ de la classe à la langue et à la culture des partenaires.

Les évolutions pédagogiques

Après un temps de familiarisation aux outils numériques et alors que les ressources pour les utiliser se développent très rapidement, de nouvelles modalités d’enseignement se dessinent. Nous avons beaucoup entendu parler au cours des derniers mois des MOOC dans l’enseignement supérieur (Massive Online Open Courses) ou de la pédagogie inversée (flipped teaching) pour l’enseignement scolaire. Dans les deux cas, l’utilisation de la vidéo, qui sert alors à transmettre du contenu, est centrale. Même si ces pratiques ne font pas référence dans notre système éducatif, leur émergence doit être l’occasion de s’interroger sur l’évolution de nos pratiques pédagogiques et sur l’articulation entre le travail en classe et le travail en dehors du temps de classe tant au niveau des contenus que de la mise en œuvre.

LEDREAU Gaël et MONIOT Thomas, CNDP

28 août 2013


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