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LA VIDÉO EN COURS DE FLE : DE LA RÉCEPTION À LA PRODUCTION

María José Arévalo

mercredi 5 septembre 2012

Collège-Lycée Ayalde, Groupe COAS, Bilbao (Espagne)

Depuis la parution de sites de partage de vidéos en Internet, le professeur de langues n’a que l’embarras du choix, il peut se trouver face à trop de matériel dont l’usage en classe de langue peut paraître assez ludique et donc, inutile pour un apprentissage efficace. Nous proposons ici quelques pistes didactiques pour bien exploiter ces documents variés et motivants qui enrichiront les cours de langues vivantes :

Les clips de chansons qui nous offrent un large éventail d’activités dans toutes les compétences langagières comme l’enrichissement ou révision du vocabulaire, la correction d’erreurs dans les paroles que nous trouverons sur Internet ou le travail oral grâce au karaoké et bien d’autres.

La publicité comme support attrayant car il s’agit de documents courts et très bien faits qui présentent souvent une grande richesse du point de vue communicatif.

Les bandes-annonces de films actuels dont l’usage peut aller de la compréhension orale au déclenchement de l’expression orale. On peut, par exemple, travailler avec des critiques de cinéma ou bien on peut décider avec les élèves quel sera le film choisi pour une soirée de cinéma tout en utilisant des arguments pour et contre les films présentés.

Les génériques d’émissions de télévision qui peuvent nous être utiles lors du travail sur la civilisation et avec des activités qui nous servent à décider quelle émission regardera-t-on le soir un type de famille.
Ces contenus, toujours téléchargés des sites de partages de vidéo, possèdent, à notre avis, les caractéristiques (Tschirner1 , 2011) qui devrait avoir une vidéo lors de son usage en cours de LE :

a) La pertinence des contenus et des objectifs linguistiques. Étant donnée la variété des vidéos présentées c’est très facile d’en trouver une qui serve à nos propos linguistiques en cours de FLE.
b) La validité qui fait référence à la quantité et la qualité de l’input linguistique. C’est évident que lorsque l’enseignant fait le choix de ces documents, il va toujours faire en sorte que ceux-ci s’adaptent au niveau de ses élèves.

c) L’interaction : tous ces clips sont censés d’apporter des échanges linguistiques dans la salle de classe et provoquer, ainsi, l’utilisation de la langue cible

d) La motivation : étant donné que nous travaillons avec des produits créés pour consommer et que ces vidéos (notamment la publicité) ont été conçues par des professionnels d’attirer l’attention, la motivation des élèves est (presque) assurée.

Tout ce matériel semble inépuisable car nous pouvons sélectionner d’autres documents tels que les courts métrages, les nouvelles ou les génériques de télévision et les adapter à tout niveau de langue.
C’est assez pratique télécharger la vidéo2 pour ainsi se faire une petite bibliothèque au cas où il y aurait dans l’établissement des problèmes techniques ou que le document choisi disparaisse sur le Net.

Mais pourquoi rester sur la réception si nous avons les outils pour faire que les élèves fabriquent leurs propres vidéos ? Toujours axés sur l’apprentissage linguistique et la civilisation de la langue cible nous avons proposé à nos élèves l’élaboration de plusieurs vidéos pour mieux comprendre le langage audiovisuel que l’on peut aujourd’hui regarder sur youtube.

1. Une publicité(3) sur l’importance d’apprendre le français

2. Une bande annonce(4) sur le livre Le bal d’Irène Nemirovsky. À ces travaux on a attribué des Césars.

3. Des génériques de télé5 sur Colomba de Prosper Mérimée et La mare au diable de Georges Sand.

Toutes ces activités ont eu une proposition didactique :
1. Thème
2. Écrire le script
3. Chercher de l’information sur Internet
4. Faire un petit document audiovisuel (pas plus d’une minute de durée) avec les consignes
5. Évaluation du travail et partage sur un site de partage de sites (you tube). Voici une des grilles d’évaluation :

Date /2
Vidéos : photos /2
Qualité technique /2
Grammaire /2
Originalité/histoire /2
Note /10

On peut regarder toutes les productions sur le blog(6) de classe.
Ainsi, nous pouvons dire que de cette façon nous luttons contre l’infobesité7 (infoxication en anglais) car voici ce qui peut arriver :

a)Danger de se perdre avec tous les documents : pour éviter ceci on le fait réfléchir à l’élève devant le papier avant de se plonger dans l’ordinateur et on lui propose une tâche très concrète.

b)Procrastination, c’est à dire, on laisse le fondamental pour…après, mais si on donne une date limite l’attention se focalisera sur l’objectif.

c)The less is more, a lot more of hundreds of less ou la fragmentarité de l’information. Avec les travaux que nous avons montrés on se perçoit vite que des petits fragments ont donné un sens à une histoire qu’on veut raconter.

Pour conclure on peut dire que les vidéos peuvent être une grande source de matériel pour la classe de LVE car il s’agit des documents authentiques, actuels et motivants. En même temps on peut suggérer aux apprenants la création de leurs propres vidéos pour mieux maîtriser le web 2.0.


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